Moi aussi un jour, j’irai loin – Dominique Fabre

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Premier roman de Dominique Fabre, publié par Maurice Nadeau il y a 21 ans.

Moi_aussi_un_jour_jirai_loinPierre Lômeur est au chômage depuis 3 ans. Dans la cafétéria où il déjeune tous les dimanches, il rencontre Thérésa, une jeune serveuse polonaise…

A la fin du premier chapitre, Thérésa est reparti en Pologne et Pierre n’a plus aucun contact avec elle. Le deuxième chapitre est centré sur Roger Lambert, le patron de l’agence d’intérim. Le suivant sur Bernard Lacroix, puis Annie ou André. Les chapitres se suivent ainsi comme des nouvelles dont seul le personnage principal subsiste. Renvoyé à sa solitude à la fin de chaque chapitre, il s’accroche à un nouvel espoir dans le chapitre suivant.

Dominique Fabre écrit simplement le quotidien, la solitude, la pauvreté, l’ennui des heures à occuper, le besoin de parler à quelqu’un, la peur de devenir fou.

« … il me semble que depuis mes revers de fortune, je passe le plus clair de mon temps à chercher quelqu’un à qui parler, comme un timide. Je ne trouve pas souvent. » (p. 49)

Si j’étais libraire, je remplacerais la table des livres drôles que l’on voit partout, par une table des livres mélancoliques. Ceux de Dominique Fabre y figureraient en très bonne place.

Moi aussi un jour, j’irai loin, Dominique Fabre, Points, 2012, 218 p. (Éditions Maurice Nadeau, 1995).


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En dernière analyse – Amanda Cross

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Premier opus d’une série policière dans la pure tradition du roman à énigme.

En_derniere_analyseJanet Harrison a été assassinée sur le divan de son psychanalyste, poignardée avec un couteau de cuisine. Kate Fansler, à la fois amie du psy que tout accuse et professeur de littérature anglaise de la victime, se sent responsable pour avoir recommandé le psychanalyste à son étudiante. Elle s’improvise donc détective en embarquant dans l’aventure Jerry, son futur neveu par alliance…

A mesure que l’enquête de Kate progresse, le mystère ne fait que s’épaissir. Qui a téléphoné au psy pour annuler les rendez-vous de Janet et du patient suivant afin d’avoir le champ libre pour assassiner l’étudiante ? Pourquoi la chambre d’étudiante de Janet a-t-elle été cambriolée ? Qui est ce garçon dont Janet conservait la photo dans son portefeuille ? Et pourquoi Janet a-t-elle fait d’un parfait inconnu son héritier ?

Amanda Cross est le pseudonyme de Carolyn Heilbrun (1926-2003), une universitaire américaine spécialiste du Bloomsbury Group et de l’histoire de la condition féminine. Elle a sous ce pseudonyme publié des romans policiers à partir des années 60, tout en publiant en parallèle sous son vrai nom des essais sur la littérature anglaise et le féminisme. Sa série policière compte douze romans avec pour héroïne récurrente Kate Fansler, elle aussi professeur de littérature anglaise à l’université.

Dans le premier roman de la série, Kate joue les détectives amateur avec beaucoup de légèreté. Il y a pourtant eu un meurtre ; son ami psychanalyste est soupçonné ; elle-même n’a pas d’alibi et s’intéresse d’un peu trop près à l’affaire pour ne pas éveiller les soupçons de la police. Mais inconsciente du danger, elle mène son enquête en s’amusant beaucoup. Avec son futur neveu Jerry, elle forme un duo qui n’est pas sans rappeler le couple Beresford d’Agatha Christie. On se régale à suivre les aventure de Kate. On s’amuse de la voir jongler entre la préparation d’une conférence sur George Eliot et son enquête. Et on se doute un peu à la lecture de ce premier roman, que le thème de l’université reviendra probablement comme un motif récurrent dans les romans suivants…

Une lecture délicieuse pour amateur de littérature anglaise et de campus novel.

En dernière analyse, Amanda Cross, Rivages/Mystère, 1994 (In the Last Analysis, 1964).


Première participation au Challenge Polars et thrillers 2016-2017 de Sharon

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Première participation au Défi Premier roman 2016 de Daniel Fattore

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Retour en lecture

detailJe n’ai pas publié de billet depuis octobre dernier. Pourtant j’ai lu, mais dans l’unique but de préparer un concours. J’ai aussi pris mes distances par rapport aux blogs, fui les sites qui pouvaient me détourner de mon objectif. Bref, c’était une drôle d’année dont je ne suis pas mécontente de sortir.

Aujourd’hui je suis sur le point de déménager. Puis je vais partir en formation dans une autre région. Puis je vais partir encore ailleurs. Bref, l’année qui s’annonce va être bizarre, avec pas moins de 4 logements différents dans l’année. Est-ce qu’il n’est donc pas un peu prématuré de rouvrir ce blog ? Est-ce que je vais être en mesure de l’alimenter régulièrement ? Est-ce que je ne vais pas connaître plusieurs périodes sans connexion ? Et quelles vont être mes lectures au cours de cette année étrange ?

lire-le-noirJe me souviens d’un livre de sociologie de la lecture qui s’intitulait Lire le noir. Les deux auteurs y rendaient compte d’une enquête qu’ils avaient menée sur les lecteurs de romans policiers. Ils y analysaient les liens entre parcours de vie et parcours de lecteur et en arrivaient à la conclusion que la lecture de polars accompagnait les ruptures biographiques (mobilité sociale, drames personnels…). Vous voyez où je veux en venir ? S’ils ont raison, je devrais cette année lire beaucoup de polars. Dans le doute, je me suis inscrite au Challenge Polars et thrillers chez Sharon.

Justement une amie a eu la bonne idée de me faire découvrir une série policière. Elle m’a prêté le premier opus, déniché d’occasion dans la braderie d’une bibliothèque municipale. C’est par ce roman que suis revenue à la lecture-plaisir. C’était exactement ce qu’il me fallait : une lecture légère, purement distrayante, par une américaine spécialiste de littérature anglaise qui s’amuse à semer des noms d’auteurs anglais dans ses récits. J’ai vite attrapé le virus et passé l’été à chiner d’autres titres de cet auteur. Je ne vais pas les lire tous à la suite. Je me constitue plutôt une pile de lectures consolatrices. Pour l’heure, je n’ai lu que le premier roman de la série. Je vous en reparle demain…

L’Ambition – Iegor Gran

Aurochs

Un roman social ironique et léger sur les ambitions de la génération Y comparées à celles de ses ancêtres du néolithique.

lambition-iegor-granJosé appartient à la génération Y. Pour cette génération Marc Zuckerberg est un super-héros. Comme lui, José rêve d’avoir l’idée géniale qui lui permettrait d’échapper à la vie d’esclave subventionné, autrement dit la vie de salarié. En attendant, il vivote. Il se lance dans des affaires perdues d’avance (le commerce de fèves d’Épiphanie), répare des ordinateurs quelques heures par semaine et se fait quitter par sa copine Cécile qui lui reproche son manque d’ambition. Tandis que Cécile poursuit sa carrière de vendeuse-potiche dans une galerie de photos, José se lance dans les cours particuliers et reprend contact avec un écrivain de sa connaissance qui écrit sur le néolithique, cette période de la préhistoire où les hommes ont échangé leur vie de chasseur-cueilleur pour la sédentarisation et l’agriculture…

Le roman tresse trois récits : celui de José allant de petit boulot en petit boulot, celui de Cécile dans sa relation aux hommes et au monde de l’art, et celui de Chmp, ancêtre de José au néolithique. Il s’ouvre sur une amusante théorie de l’ambition selon Iegor Gran, résumée ainsi en quatrième de couverture :

« Il y a deux sortes d’ambition. La Lego et la Playmobil. Les ambitieux Lego commencent par l’étape numéro un, telle qu’elle est indiquée sur le plan. Le plaisir de l’ambition Lego vient du découpage de la vie en tranches simples. A l’opposé est l’ambition Playmobil. Foutraque, fantasque et infantile, elle part à l’aventure et s’en réjouit ouvertement. Poursuivre deux lièvres à la fois est ce que l’ambition Playmobil aime le mieux. »

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L’auteur intervient dans le roman, comme appelé à la rescousse par son personnage principal. Il apparaît en procrastinateur littéraire, saisissant toutes les occasions de repousser au lendemain les paragraphes qu’il aurait dû écrire la veille.

Mais pourquoi nos ancêtres du néolithique ont-ils fait ce choix dont nous subissons encore les conséquences aujourd’hui ? Pourquoi ne sommes-nous pas restés ces hommes libres d’aller et venir comme bon leur semble, plutôt que de nous enchaîner à une terre, un travail et une vie conjugale ? En ce début du XXIe siècle, José est à sa façon un chasseur-cueilleur. Tant qu’il ne choisit pas sa voie, tant qu’il refuse de poser la première pierre de sa construction personnelle, il reste un Playmobil, libre de se réinventer à l’infini.

« « La génération Y est étonnante. » Avec ses airs de fin connaisseur, elle répète ce qu’elle a lu dans un magazine de salon de coiffure. « Ils ont entre vingt-cinq et trente ans, et ils sont connectés en permanence. » Dans son ton, il y a un mélange de fascination et d’effroi. A l’écouter, on pourrait croire qu’une mutation biologique s’est produite. La totalité de leurs besoins vitaux produite par le réseau, la rencontre amoureuse, la recherche d’emploi, l’achat d’un linceul pour les parents. Le web, plus important que le système sanguin.
Pourtant, à observer nos jeunes monstres se trémousser sur de la musique standard, échanger des platitudes en roucoulant comme des robots, fumer avec de grands gestes d’autruches, à les voir gober dans leurs gorges roses des alcools en prenant des airs de maîtres du monde, je supputai que les Y étaient d’une banalité comparable à celle de leurs ancêtres, les hommes des générations précédentes, les X, les W, les T, les R… »

Une roman si léger qu’il ne me laissera probablement pas un souvenir impérissable, mais une plaisante satire sociale.

L’Ambition, Iegor Gran, POL, 2013 (Folio, 2015, 203 p.).

Quelque chose de beau, dans la forme qui vous conviendra le mieux

Maupassant

« Le lecteur, qui cherche uniquement dans un livre à satisfaire la tendance naturelle de son esprit, demande à l’écrivain de répondre à son goût prédominant, et il qualifie invariablement de remarquable ou de bien-écrit, l’ouvrage ou le passage qui plaît à son imagination idéaliste, gaie, grivoise, triste, rêveuse ou positive.

En somme, le public est composé de groupes nombreux qui nous crient :

  • Consolez-moi.
  • Amusez-moi.
  • Attristez-moi.
  • Attendrissez-moi.
  • Faites-moi rêver.
  • Faites-moi rire.
  • Faites-moi frémir.
  • Faites-moi pleurer.
  • Faites-moi penser.

Seuls, quelques esprits d’élite demandent à l’artiste :

  • Faites-moi quelque chose de beau, dans la forme qui vous conviendra le mieux, suivant votre tempérament.

L’artiste essaie, réussit ou échoue. » (Maupassant, préface à Pierre et Jean, 1887)

Délivrance – James Dickey

Deliverance - John Boorman (1972)
Deliverance – John Boorman (1972)

delivrance1Dans l’État de Géorgie, quatre amis de la ville partent en expédition en pleine nature. Au programme du week-end : descente d’une rivière en canoé et camping en forêt. Mais la balade va mal tourner…

Ed s’est laissé entraîner par son ami Lewis pour un week-end de canoé avec deux autres copains, Bobby et Drew. Il s’agit de descendre une rivière dans une vallée encore très sauvage, mais vouée à disparaître sous les eaux quand les travaux en cours au niveau du barrage auront libéré la rivière. Lewis est le plus aventureux des quatre amis. Surentraîné à tous les sports de plein air, adepte de la musculation, il ne rêve que d’une grande catastrophe qui lui permettrait de mettre en pratique les techniques de survie qu’il a patiemment acquises. Lewis adore la nature. Il ne la connaît pas aussi bien qu’il le croit, mais il l’idéalise, comme il idéalise les hommes des montagnes qui connaissent « des chansons qu’aucun ethnologue n’a jamais enregistrées ».

« – Je me suis fait construire un abri antiaérien, dit-il. Je te le ferai visiter un de ces jours. On a des doubles portes et des stocks de bouillon et de corned-beef en boîte pur au moins deux ans. On a des jeux pour les enfants, un tourne-disque et toute une collection de disques pour apprendre à jouer de la flûte à bec et monter un orchestre de flûte à bec familial. Mais j’y suis descendu un jour et je m’y suis assis un moment. J’en suis arrivé à la conclusion que la clé de la survie ne se trouvait pas dans les rivets et le métal, dans les doubles portes blindées et les billes de dames chinoises. Elle se trouvait en moi. Elle ne dépendait plus que de l’homme et de ce qu’il était capable de faire. Le corps est la seule chose qu’on ne puisse feindre ; il doit être là, c’est tout. »

delivranceGallmeister a eu la bonne idée de rééditer en 2013 dans une nouvelle traduction le roman de James Dickey paru en 1970 aux États-Unis. Cette année il a reparu en Totem, la collection de semi-poches de Gallmeister.

Si la première partie du roman permet de faire connaissance avec les quatre protagonistes et de découvrir les théories de Lewis en matière de nature et de survie, la deuxième partie paraît longuette. On part en voiture, on charge les canoés, on affronte les premiers rapides, avant de passer la première nuit sous la tente. Il y a bien quelques obstacles et une première rencontre avec des habitants de la région (dont un garçon albinos joueur de banjo), mais il ne s’agit encore que d’une randonnée banale. La mauvaise rencontre ne survient qu’au bout d’une centaine de pages et là tout s’accélère. Le roman devient alors impossible à lâcher.

Suffisamment marquant pour qu’il s’impose comme une référence en cas de randonnée qui tourne mal, Délivrance est un roman susceptible de vous faire définitivement préférer une séance de lecture dans un bon fauteuil à la perspective d’une balade en forêt. Certainement ce que l’on fait de mieux dans le genre du roman de survie.

Délivrance, James Dickey, traduit de l’américain par Jacques Mailhos, Gallmeister (Totem), 2015, 306 p. (Deliverance, 1970)


delivrance-boormanA mon retour de vacances, j’ai visionné le film de John Boorman adapté du roman de James Dickey. Irréprochable dans sa réalisation, il ne m’a pas paru apporter grand chose au roman auquel il est très fidèle. Certainement plus efficace car démarrant dans le feu de l’action, il ne fait qu’aborder de manière allusive le rapport à la nature et à la survie des personnages et s’attarde assez peu sur leurs problèmes de conscience. C’est pourtant un film culte, qui a le mérite de permettre au roman d’être toujours lu (et réédité).


GeorgieCe roman américain dont l’action se situe en Géorgie m’a donné envie de jouer au petit jeu des 50 États, 50 romans que j’ai repéré sur les blogs (je ne demande qu’à rendre à César ce qui lui appartient, mais je ne sais pas à qui l’on doit ce challenge que j’ai repéré chez Electra, Kathel, Sandrine et Marie-Claude). Sans rythme imposé et sans aucune contrainte, j’essaierai de ne retenir que des oeuvres vraiment emblématiques des États dans lesquels elles se situent.

50etats50romans1/50

Un été – Vincent Almendros

L'Avventura - Michelangelo Antonioni (1960)
L’Avventura – Michelangelo Antonioni (1960)

un_ete-Vincent_AlmendrosHabile manipulation du lecteur dans la moiteur sensuelle de l’été napolitain.

Pierre répond à l’invitation de son frère Jean, parti naviguer avec Jeanne, sa compagne depuis 7 ans. Avec sa copine scandinave, il les rejoint à Naples pour quelques jours de voile et d’escales dans les îles. Mais Jeanne n’est pas une inconnue pour Pierre. Il l’a aimée bien avant son frère et ne l’a pas revue depuis qu’elle l’a quitté pour Jean…

Un style très classique pour une nouvelle qui tend vers le thriller, car la situation laisse penser au lecteur qu’un drame va se produire. Au sud de l’Italie en plein été, il fait chaud. Très chaud. Alors les corps se dénudent. Les maillots de bain, serviettes et paréos tombent les uns après les autres, ne laissant plus à nos héros qu’une casquette, un panama et une paire de lunettes de soleil. Quatre personnages pour trois accessoires qu’ils ne cessent de s’échanger. La mer est agitée, l’orage gronde, les méduses encerclent le voilier et la tension va crescendo.

« Depuis quelques minutes, j’avais du mal à me concentrer sur ce qu’il disait. Je me demandais si c’était une bonne idée que nous passions nos vacances ensemble. Quand je dis nous, je ne pensais pas à Jean.
Je pensais à Jeanne.
A Jeanne et moi.
Je sentais son regard posé sur moi. De temps en temps, je jetais un coup d’oeil dans sa direction pour vérifier si elle me regardait encore. Et chaque fois, nos regards se croisaient. Ses pupilles se contractaient ou se dilataient selon les oscillations de la lampe tempête que mon frère, avant le dîner, avait suspendue à la bôme juste au-dessus de nos têtes. »

Depuis le début, Pierre fait erreur. Il a cru avoir rendez-vous devant le castel Nuovo, alors que Jean l’attendait au castel dell’Ovo. Pierre, qui entend « Vent des globes » quand on lui parle du Vendée-Globe ou « tu m’attends » au lieu de « tu m’entends », ne comprend pas grand-chose à la situation. Mais il faut dire que Jean ne l’aide pas beaucoup en s’adressant à lui dans une langue étrangère, lui demandant de « dérouler le génois », de « filer l’écoute pour le border » ou de « prendre la manivelle de winch ». Il faudra attendre l’épilogue de la nouvelle, pour que Pierre le narrateur mais aussi le lecteur comprennent vraiment où cette petite croisière les avait menés.

Une nouvelle comme un brillant exercice de style, qui se lit avec un plaisir certain.

Une nouvelle qui m’a donné une furieuse envie de relire Pierre et Jean de Maupassant et de revoir L’Avventura et Plein soleil.

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Un été, Vincent Almendros, Les Éditions de Minuit, 2015, 94 p.

Vincent Almendros avait déjà publié Ma chère Lise, son premier roman, en 2011 aux Éditions de Minuit. Pour Un été, il a reçu le Prix Françoise Sagan.


Une note de l’éditeur a attiré mon attention : « Cet ouvrage a bénéficié du programme « Mission Stendhal » de l’Institut français. » Je me suis donc renseignée sur ce programme qui existe paraît-il depuis 25 ans et permet à des écrivains de partir écrire à l’étranger grâce à une allocation, en participant sur place à des rencontres animées par le réseau culturel français à l’étranger. C’est assez amusant de consulter la liste des auteurs bénéficiant de ce programme en 2015 en rêvant de leurs prochaines publications : François Bon (États-Unis), François-Henri Désérable (Italie), Céline Minard (États-Unis), Vincent Ravalec (Grèce)… J’imagine qu’en son temps Vincent Almendros avait opté pour Naples.

Cinq cent quatre-vingt-neuf

Cinq_livres

Chaque rentrée littéraire a ses chiffres que tout le monde reprend à l’infini. Je ne ferai pas exception.

589 romans vont paraître entre août et octobre :

  • 393 romans français dont 68 premiers romans
  • 196 romans étrangers

La tendance est à la baisse. Mais entre nous soit dit, qu’il paraisse 589 romans, 607, 555 ou même 647 (comme en 2014, 2013 et 2012), cela ne change pas grand chose pour moi car je vais tout au plus m’en offrir 5. Quand ils seront disponibles en bibliothèque ou quand ils paraîtront en poche, j’en lirai peut-être d’autres. Mais pour le moment je vais opérer une sélection drastique. Je vais donc me méfier de tout le monde : des Lire et Magazine littéraire, des Busnel, des Masques et Plumes, des libraires colleurs de post-it à petits coeurs, et même des blogueurs. Dans le brouhaha de la rentrée littéraire, je vais faire la sourde oreille et choisir mes 5 livres en ne me fiant qu’à mon instinct.

En attendant, je vais revenir sur mes dernières lectures de vacances…